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Brahim Oueslati: Voila ce que Jean Daniel m'avait dit

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Voilà ce que Jean Daniel m'avait dit sur la Tunisie et sur Bourguiba:Jean Daniel qui vient de mourir à l’âge de 99 ans était un grand ami de la Tunisie. Il était très proche du président Habib Bourguiba dont était «devenu un des confidents intermittents…, le fondateur de la Tunisie moderne, qui, avant de devenir un despote plus ou moins éclairé, a été l'inspirateur des grandes libérations comme celles de la femme», disait-il.Je l’ai rencontré trois ou quatre fois à Tunis et à Paris. En février 2011, je luis avais fait parvenir un commentaire sur la situation de la Tunisie dont il avait publié une grande partie dans la Nouvel Observateur. En visite en Tunisie en mars 2011, je l’ai interviewé pour le Journal la Presse(12 mars 2011). « Pire que la subversion, est la démission des élites », me confia-t-il.Pour lui, le plus grand danger qui pourrait mencer le pays est la division.Voici ce qu’il m’avait déclaré : « Toutes les révolutions ont connu des périodes d'incertitude, de flottement et des lendemains pénibles. Personne ne sait jamais ce que peut engendrer un bouleversement politique dans sa forme émeutière puis révolutionnaire. La Révolution française a été marquée par la terreur, a connu plusieurs convulsions avant de voir la démocratie s'instaurer. Les difficultés et les problèmes sont, même, les corollaires de toute révolution. Mais je pense qu'il ne faut pas tomber dans le pessimisme. Car tout cela aide beaucoup plus qu'il ne freine la transition démocratique. Ayant une vision historique des choses, j'ai dit sur plusieurs chaînes de télévision, qu'il ne faut pas avoir peur et, qu'au contraire, chaque citoyen doit faire l'histoire de son pays. La difficulté réside dans l'obligation de choisir des constituants représentatifs de la révolte. Mais toutes les menaces peuvent être dépassées, sauf la menace des divisions entre les gens et notamment les acteurs de la vie politique. C'est, à mon sens, le plus grand danger qui pourrait guetter une révolution. Il faut avoir une vision claire des choses pour pouvoir arriver à bon port. L'union sacrée autour des principes de la révolution est le ciment national qui favorise l'appartenance à une seule et même nation. La question sociale doit être au cœur de la révolution. Les jeunes se sont soulevés contre l'injustice sociale, les disparités régionales, le chômage et la précarité. Ils attendent des réponses à leurs revendications. Ce sont là, à mon avis, les véritables défis de la prochaine étape ».Il ne tarissait pas d’éloges à l’égard de Bourguiba qu’il qualifiait de « visionnaire.Curieusement les gens se souviennent de lui quand la situation empire. Il a marqué son époque et marqué l'histoire du pays pour lequel il a, énormément, fait ».

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