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Ali Noureddine: A Ahmed Noureddine: Tu as fait partie de cette race particulière de serviteurs de l’État

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– d’un autre temps peut-être – pour lesquels rien ne comptait plus qu’une action publique réussie. Pour toi, un port, un projet touristique, un aéroport ou un pont, achevés dans les délais et au moindre coût, étaient les plus belles des récompenses. Tu as servi l’État et la collectivité sans jamais penser à en tirer un bénéfice personnel, ni en attendre de la reconnaissance. Tu ne voulais même pas profiter des avantages auxquels une haute fonction donne droit, ni pour toi, ni pour ta famille.
Quand j’étais jeune, je ne comprenais pas pourquoi tu considérais presque comme un sacrilège le fait de profiter de certains avantages. Mais, j’ai compris plus tard que deux grandes valeurs morales, la probité et la droiture, ont guidé tes pas, tel un sacerdoce (….)
Tu as toujours agi de sorte que morale et politique ne soient pas antinomiques :« On ne fait pas de la politique avec de la morale, on n’en fait pas davantage sans », écrivait André Malraux. Sur le plan personnel, tu en as fait un axiome, mais, comme bien d’autres avant toi, tu as appris, à tes dépens, la difficile, voire l’impossible conciliation entre morale et politique « politicienne ». Et lorsqu’il t’a fallu choisir, tu n’as pas hésité un seul instant.
Tu reposes au cimetière de Sousse, dans ta ville natale, à laquelle tu étais tant attaché, pour laquelle tu t’étais tant dépensé, et qui te l’a si mal rendu, sous une dalle simple, parmi des milliers d’autres. Tu as rejoint les tiens, tes parents et tes amis. Et lorsque je vais me recueillir sur ta tombe, et que me reviennent en mémoire les séquences de ton parcours, exemplaire à bien des égards, je me dis que lorsque le temps aura fait son œuvre, l’histoire ne pourra que te hisser au niveau des patriotes qui ont eu foi en ce qu’ils faisaient, et agi du mieux qu’ils pouvaient, en leur âme et conscience, avec abnégation.
J’ai pris le risque d’écrire ce livre en espérant avoir atteint le seul but que je m’étais fixé. Suivre Ahmed Noureddine à différentes étapes de sa vie. Dire ce qu’il a été toujours été, c’est-à-dire, un serviteur loyal de l’État tunisien, compétent, probe, désintéressé, et qui est parti un jour, digne, la tête haute, en paix avec lui-même et en paix avec les autres.

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