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Amani Belkahla:Les derniers développements de l'affaire Yassine Ayari

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La victoire de l'activiste et blogueur Yassine Ayari aux élections législatives partielles dans la circonscription d'Allemagne qui se sont déroulées du 15 au 17 décembre 2017 a suscité une vague de polémique et a fait coulé beaucoup d'ancre. La classe politique a diversement réagi. Certains ont pavoisé, d'autres ont serré les dents. Un seul recours a été déposé, le 22 décembre 2017, par "l'Appel des Tunisiens à l'étranger - ATE" contre les résultats du scrutin et la candidature de Yassine Ayari jugée "illégale" en raison des jugements rendus à son encontre par le tribunal militaire. L'appel a été rejeté le 29 décembre 2017 par la chambre d'appel auprès du tribunal administratif pour problème de forme et non-respect de l’article 145 du code électoral. Hier lundi 8 janvier 2018, le tribunal administratif a décidé de mettre en délibéré le jugement sur le recours intenté par l'ATE. Il sera rendu dans cinq jours au plus tard, conformément à la loi électorale, selon Imed Ghabri, porte-parole du Tribunal.

Les résultats définitifs des élections législatives partielles seront proclamés au plus tard 48 heures après la réception, par l’instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), de la dernière décision de l’Assemblée plénière du Tribunal administratif, a indiqué Mohamed Tlili Mansri, président de l'ISIE, dans une déclaration aux médias.

Report de l'examen des procès par la justice militaire

La chambre criminelle au tribunal militaire de Tunis a décidé, lundi 8 janvier 2018, le report au 26 mars prochain, l’examen des procès intentées contre Yassine Ayari pour atteinte à la personne du président de la République et à l'institution militaire qui pourrait lui interdire de prêter serment devant parlement.

Dans une vidéo publiée sur sa page facebook, Yassine Ayari a accusé les perdants aux élections d'être derrière cette affaire, exprimant sa surprise par la "rapidité" avec laquelle ce procès a été instruit contre lui. Mais ceci ne l'empêchera pas de regagner le territoire tunisien, le 3 février prochain, même s'il sera arrêté à son arrivée à l'aéroport, selon ses dires.

En réponse aux allégations du bloggueur, la direction de la justice militaire assure, dans un communiqué rendu public lundi, que toutes les plaintes ont été déposées à son encontre début 2017, soit avant l'ouverture des candidatures aux élections législatives partielles. Trois plaintes ont été montées contre lui, le 2 et 6 mars 2017 et le 28 avril 2017. Elles ont été remises à la chambre pénale du tribunal militaire de Tunis, précise le même communiqué.

Pour rappel, le blogueur tunisien, qui réside entre la France, a été condamné, le 18 novembre 2014, par contumace à trois ans de prison ferme pour atteinte à la dignité de la présidence de la République et diffamation de l'institution militaire, jugement auquel il a fait opposition.

Il a été interpellé en décembre à son arrivée de Paris puis transféré à une prison près de Tunis. Il a été maintenu en détention suite à une audience fixée le 6 janvier 2015. Sa peine a été réduite le 20 du même mois à une année de prison ferme avant d'être réduite à nouveau le 3 mars 2015 en appel de 6 mois.

Amani Belkahla

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